Troubles neurocognitifs : un enjeu encore largement méconnu au Québec
Bien que les troubles neurocognitifs (TNC) fassent partie du quotidien de nombreuses Québécoises et de nombreux Québécois, ils demeurent encore mal compris. C’est ce que met en lumière un récent sondage Léger réalisé pour la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer (FQSA).
Bien que les troubles neurocognitifs (TNC) fassent partie du quotidien de nombreuses Québécoises et de nombreux Québécois, ils demeurent encore mal compris. C’est ce que met en lumière un récent sondage Léger réalisé pour la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer (FQSA).
Mené du 20 au 22 mars 2026 auprès de 1 003 adultes, ce sondage Web dresse un portrait représentatif de la population québécoise et souligne l’ampleur du besoin d’information, de sensibilisation et de préparation collective entourant les troubles neurocognitifs.
Le sondage a été réalisé grâce au financement du gouvernement du Québec, dans le cadre d’une convention d’aide financière signée entre la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), pour la réalisation de diverses actions en lien avec le Plan d’action québécois sur la maladie d’Alzheimer et les autres troubles neurocognitifs 2025-2030.
Un manque d’information encore très répandu
Les résultats sont éloquents : près de 6 personnes sur 10 (61 %) se disent peu ou pas du tout informées sur les troubles neurocognitifs, tandis que seulement 4 % estiment être très bien informées. Ce manque de connaissances persiste malgré le fait que plus du quart de la population (26 %) connaît personnellement une personne vivant avec un trouble neurocognitif.
Lorsqu’on interroge les répondants sur les fonctions affectées par les TNC, ceux-ci les associent principalement à la mémoire, à l’attention et au jugement. En moyenne, moins de cinq fonctions sont identifiées, ce qui témoigne d’une compréhension encore partielle de troubles pourtant complexes et évolutifs.
Une perception qui évolue, mais une préparation limitée
Le sondage met néanmoins en évidence une prise de conscience encourageante : une large majorité des Québécois (82 %) savent désormais que les troubles neurocognitifs ne touchent pas uniquement les personnes âgées de 65 ans et plus.
Cette ouverture s’accompagne toutefois d’un constat préoccupant. Plus de trois quarts des répondants (77 %) estiment que les personnes vivant avec un TNC sont souvent mal comprises. À peine 14 % jugent que la société québécoise est prête à interagir adéquatement avec elles, et seulement 13 % croient que les entreprises sont réellement préparées à composer avec cet enjeu.
En bref, le sondage révèle :
- 61 % des Québécois·e·s se sentent peu ou pas du tout informé·e·s sur les troubles neurocognitifs.
- 26 % connaissent personnellement une personne vivant avec un TNC.
- 77 % estiment que les personnes vivant avec un TNC sont souvent mal comprises.
- 14 % jugent que la société québécoise est prête à interagir adéquatement avec elles.
- 70 % croient que les entreprises devraient se préoccuper davantage des troubles neurocognitifs.
- 62 % estiment qu’une formation en milieu de travail aurait un impact positif.
Un appel à l’action collective
Malgré les lacunes observées, les résultats du sondage témoignent d’une volonté claire d’agir. Sept personnes sur dix estiment que les entreprises devraient accorder davantage d’importance aux troubles neurocognitifs, et près des deux tiers croient qu’une formation en milieu de travail pourrait avoir des retombées positives.
Pour la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer, ces constats confirment à la fois l’urgence d’agir et la pertinence de renforcer les actions de sensibilisation, de formation et d’accompagnement partout au Québec. Les troubles neurocognitifs représentent un enjeu social majeur, et le contexte actuel est propice à une mobilisation accrue de l’ensemble de la société.
À propos du sondage
Ce sondage Web a été réalisé par la firme Léger du 20 au 22 mars 2026 auprès de 1 003 Québécoises et Québécois âgés de 18 ans et plus. L’échantillon a été pondéré selon l’âge, le sexe, la région, la langue, la scolarité et la présence d’enfants afin d’assurer un portrait représentatif de la population adulte du Québec. Les résultats permettent de mieux comprendre les perceptions, les connaissances et les attentes de la population québécoise à l’égard des troubles neurocognitifs.
À propos de Léger
Léger est une firme canadienne de recherche marketing et analytique reconnue, spécialisée en sondages d’opinion, en études de marché et en analyse de données. Présente partout au pays, Léger accompagne depuis 40 ans des organisations publiques et privées afin de soutenir la prise de décision grâce à une compréhension approfondie des enjeux sociaux, économiques et humains. La mission de Léger est d’offrir une tribune à la population et des données fiables pour des décisions majeures éclairées.